8h05.
"Non... C'est pas possible ! Arrêtes tes conneries ! Il est pas mort il est pas mort ! C'est pas possible..."
A cet instant, j'aurais franchement préferé que tu nous sortes " mais non ! C'était une blague ! Comment vous m'avez trop crues !"
Mais c'était pas une blague. C'était juste la pure vérité.
Il m'a donné l'envie d'écrire. Je l'admirais énormèment. Et sa disparition me fait atrocement souffrir. A la manière que Michael Jackson était le roi de la pop, Pierre Bottero était à mon goût l'empereur inontesté des écrivains.
" Ellana eut soudain l'impression d'être projetée des années en arrière.
Ce n'était pas une inconnue qui passait devant elle, c'était Nahis, la petite fille qui lui avait offert son nom et qui était morte dans ses bras.
Même légèreté dans les gestes, même mélange de gravité et de vivacité dans le regard, même force affichée cachant mal une réalité plus désemparée.
Devoir et solitude.
Crainte et lumière.
Ombre et courage.
Ellana éprouva tout à coup l'envie de se lever pour la prendre dans ses bras et lui mumurer des mots rassurants. Les mots que, trop jeune, elle n'avait pas su offrir à Nahis.
"N'aie pas peur, je suis là. Je ne t'abandonnerai pas. Tu ne risques plus rien."
Le souffle court, Ellana regarda le petit groupe disparaître dans les escaliers.
"Attention ma fille, s'admonesta-t-elle, tu perds pied !"
Alors qu'elle avait envisagé de prendre une chambre dans l'auberge une fois son repas fini, elle retrouva Murmure et quitta le village.
Elle avait besoin de réfléchir à ce flot d'émotions qui l'avaient envahie.
Besoin de savoir si le trouble qu'elle ressentait était lié à l'aura de ces inconnus ou à un sentiment plus profond qui palpitait en elle.
Besoin de retrouver sa solitude pour vérifier si elle lui était toujours aussi chère."
A tout simplement fait son pas sur le côté trop tôt.



